article 4

article 4
Cristiano contre le choc de l’Espagne

C'est au cours du match d'inauguration de l'Estádio José Alvalade - remporté 3-1 par l'équipe locale du Sporting Clube de Portugal - que le jeune ailier portugais Cristiano Ronaldo avait pour la première fois attiré l'attention de son club actuel, le Manchester United FC. Le temps est maintenant venu pour le jeune homme, dont le transfert s'élevait à 17,5 M€, d'y briller à nouveau.

Un joueur décisif
Durant ses 57 minutes de jeu dans cet UEFA EURO 2004™, Cristiano Ronaldo a inscrit un but et amené un second. Alors que le Portugal va affronter les voisins espagnols dans son dernier match du Groupe A, l'équipe de Luiz Felipe Scolari, et toute la nation, auront besoin que le jeune joueur soit au meilleur de sa forme dans son ancien stade.

"Un grand honneur"
C'est toujours un grand honneur de jouer à l'Alvalade", a-t-il confié à euro2004.com. "C'est une sensation extraordinaire de retourner en un lieu où j'ai joué durant 6 ans, stade du club dans lequel j'ai lié de très fortes amitiés. Le public a aussi une grande affection pour moi et j'ai l'intention de leur prouver ma reconnaissance."

Un numéro célèbre
Il a fait une bonne première saison à Old Trafford, où il a repris le maillot numéro 7 qui fut rendu célèbre par Bryan Robson et David Beckham. Avant la phase finale, l'ailier était un des titulaires de l'équipe de Scolari. Il espère gagner sa place dans le onze qui débutera à l'Alvalade.

Débuter le match
Le Portugal est obligé de gagner pour espérer disputer les quarts de finale et le joueur a la ferme intention de participer à la victoire. "C'est toujours un plaisir de venir en aide à l'équipe au cours de la compétition, mais je ne vais pas cacher mon intention de débuter contre l'Espagne," a-t-il dit.

Rester calme
"Après le match contre la Grèce, j'étais convaincu que je jouerais d'avantage dans le second match", a-t-il ajouté. "Je m'attendais à faire partie du onze de départ, mais ça n'a pas été le cas et je dois respecter les décisions de Scolari car il décide ce qui est le mieux pour l'équipe."

Critiques
Le joueur de 19 ans a inscrit le seul but du Portugal lors du match d'ouverture perdu 2-1 contre les outsiders grecs. Mais ce résultat comme la prestation de l'équipe, ont suscité des critiques acerbes, et la victoire 2-0 lors du second match contre des Russes réduits à 10 n'a pas encore dissipé l'angoisse des supporteurs portugais.

En avant
Cristiano Ronaldo refuse de revenir sur ce match d'ouverture : "Le match contre la Grèce fait déjà partie du passé. Beaucoup de choses ont été dites à propos de ce match et ce n'est pas la peine de l'analyser à nouveau. Nous devons penser à l'avenir, et l'avenir, c'est le choc avec l'Espagne."

La menace espagnole
Et quel choc ce sera ! En plus de la rivalité entre voisins, ce sera une question de vie ou de mort pour les deux équipes, mais Cristiano Ronaldo pense que ses coéquipiers peuvent battre les hommes d'Iñaki Sáez : "L'Espagne est une équipe bien organisée qui se compose de grands joueurs, mais nous avons assez de qualité pour franchir cet obstacle."

Points faibles
"L'Espagne a de grands joueurs et une équipe que j'admire beaucoup, mais nous ferons tout ce que nous pouvons afin que ce soit nous qui ayons le sourire à la fin du match", a-t-il ajouté. "Nous connaissons leurs points forts, mais en ce moment, il s'agit d'étudier leurs faiblesses en profondeur afin de pouvoir les exploiter."

# Posté le vendredi 03 septembre 2004 11:39

article 5

article 5
Cristiano « la génération dorée du Portugal »

La "génération dorée" de Luis Figo ne sera plus qu'un souvenir après la finale de l'Euro-2004 de football mais le Portugal a déjà trouvé en Cristiano Ronaldo un héritier, de la "génération diamant", référence à ses boucles d'oreille.

Le jeune (19 ans) ailier est un phénomène. Des dribbles déroutants, deux pieds magiques, du culot - parfois trop -, Cristiano Ronaldo est la nouvelle étoile du Portugal, prêt à prendre la relève, sur le terrain et dans les coeurs, de Figo qui pourrait renoncer à la sélection après l'Euro.

Au début du tournoi, Cristiano Ronaldo est cantonné au rôle de remplaçant qui est le sien depuis sa première sélection, le 20 août dernier contre le Kazakhstan (1-0). Il entre en jeu contre la Grèce, le 12 juin en ouverture, avec un résultat mitigé : il concède le penalty du 0-2 mais réduit le score à 1-2 pour son premier but international.

Puis il dispute la fin du match contre la Russie, le temps de faire une passe à Rui Costa pour le 2-0. Luiz Felipe Scolari a reçu le message : Ronaldo est titulaire à partir du match contre l'Espagne, ce qui lui a permis de marquer son deuxième but en sélection, en demi-finale, contre les Pays-Bas battus 2-1.

Les passages de relais, le successeur pressenti de Figo connaît. Il a pris celui de David Beckham sous le maillot N.7 de Manchester United l'été dernier. Alex Ferguson, qui a l'oeil pour repérer les jeunes talents, le suivait depuis quatre ans ! Et son excellente prestation avec le Sporting Portugal, en août contre les Red Devils pour l'inauguration du nouveau stade Alvalade de Lisbonne, avait convaincu l'Ecossais de le recruter pour 17,35 millions d'euros.

"Il n'y a aucun doute : il a plus de potentiel que n'importe qui d'autre en Europe", affirme Ferguson, qui, en entraîneur d'expérience, l'a utilisé avec parcimonie cette saison : "Il est jeune, il faut le ménager".

Beckham, lui, avoue d'abord qu'il ne connaît pas le Portugais, avant de s'enthousiasmer quelques semaines après : "George Best, Bryan Robson et Eric Cantona ont tous porté le N.7 et c'était important de le confier à quelqu'un de spécial comme lui".

Pourtant, la saison du jeune homme n'a pas été toute rose. En Angleterre, on lui a reproché ses dribbles sans fin et la presse l'a surnommé le "poney de cirque".

Moue arrogante et look de petite frappe, Cristiano Ronaldo, qu'un récent sondage a désigné comme le joueur préféré de la communauté homosexuelle portugaise, a vite répliqué : "On m'accuse d'individualisme, mais je suis à Manchester pour cette raison. Parfois, le collectif prime mais souvent, c'est l'individu qui fait la différence".

Manifestement, les supporteurs mancuniens sont d'accord : ils l'ont désigné joueur de l'année après son but contre Millwall en finale de la Coupe fin mai.

De son côté, Scolari l'avait tancé en avril après qu'il eut quitté un entraînement : "C'est un inconnu pour moi. Un joueur qui se donne à fond en club doit faire pareil en sélection".

Mais, il y a quelques jours, le Brésilien louait la maturité nouvelle de son prodige : "La manière dont il a évolué cette saison avec Manchester et la sélection est spectaculaire".

# Posté le vendredi 03 septembre 2004 11:42

article 6

article 6
Cristiano, l'autre Ronaldo

Si l'Angleterre compte sur Wayne Rooney, le Portugal pourra s'appuyer sur le talent de Cristiano Ronaldo en quart de finale de l'Euro, jeudi. Le jeune attaquant de Manchester United est impatient de croiser le chemin des Anglais et, notamment, de son coéquipier Gary Neville.
Les fans portugais sont prêts
"C'est notre Wayne Rooney", dit de lui Jorge Andrade. Ils sont nés la même année (1985), ils jouent tous deux en Angleterre (Manchester United et Everton) mais, si leurs styles sont très différents, les deux joueurs restent les symboles de cette "classe biberon" qui a éclos au Portugal pour emmener leurs équipes au sommet. Rooney a ainsi signé deux doublés face à la Suisse (3-0) puis la Croatie (4-2) pour hisser les Anglais en quart de finale.
De son côté, Ronaldo n'a inscrit qu'un but lors du match d'ouverture perdu face à la Grèce (1-2), devenant le quatrième plus jeune joueur de l'histoire de l'Euro, mais pèse de plus en plus sur la Seleçao. Sorti du banc lors des deux premiers matches, cet ailier de 19 ans a gagné ses gallons de titulaire face à l'Espagne (1-0) avant de sortir sous une ovation. Depuis ses débuts en équipe nationale en août 2003, l'Espoir a fait mieux que confirmer au point de devenir incontournable.
"Notre Wayne Rooney"
L'intéressé refuse pourtant la comparaison avec le prodige anglais. "Vous ne pouvez pas nous comparer Rooney et moi. C'est un joueur au profil très différent. Il réalise un tournoi fantastique, nous le respecterons, tout comme l'Angleterre. Ceci dit, l'Angleterre ce n'est pas juste Wayne Rooney. David Beckham et Michael Owen sont de grands joueurs", s'étonne le Portugais.
Car Ronaldo est davantage un manieur de ballon, le genre à multiplier les passements de jambes et les gestes spectaculaires. Un style qui lui a attiré les critiques pour son jeu imprévisible mais parfois un peu trop individualiste. "Parfois les gens me reprochent d'avoir un jeu trop individualiste, mais si je suis à Manchester United c'est qu'il y a une raison", rétorque-t-il avec son aplomb habituel.
Transfert record à MU
Malgré une certaine arrogance, Cristiano Ronaldo devrait à nouveau être l'arme offensive numéro 1 du Portugal lors de ses retrouvailles avec des Anglais qu'il a appris à connaître. "L'Angleterre a une bonne défense avec Gary Neville, Ashley Cole et Sol Campbell. On devra être à notre meilleur niveau pour les battre. Mais personne ne nous fait peur", explique-t-il.
Arrivé à Manchester United en août 2003 pour 17.5 millions d'euros, un record pour un joueur de moins de 20 ans, l'ancien pensionnaire du Sporting Portugal a en effet pris ses marques en Premier League où il a su séduire Sir Alex Ferguson en inscrivant quatre buts sous le maillot des Red Devils. Autant dire qu'il attend avec impatience sa confrontation avec ses coéquipiers de MU : Paul Scholes, Nicky Butt, Phil Neville mais surtout Gary Neville qu'il devrait retrouver sur son chemin.
Gary Neville est prévenu
"Je pense que je vais réussir à le déborder. Mais le plus important est que le Portugal l'emporte. Je sais que mes courses sont bénéfiques à l'équipe et je vais continuer dans ce sens», a-t-il d'ores et déjà prévenu. Il en faut toutefois plus pour impressionner le défenseur mancunien : "Ronaldo est un joueur fantastique mais j'ai joué face à lui toute la saison à l'entraînement».
L'aîné des frères Neville n'en reste pas moins élogieux quant aux qualités du jeune lusitanien. "Ashley et moi devrons être à notre meilleur niveau face à Ronaldo et Figo. Ronaldo est un danger permanent. Je n'aurai pas une seconde de repos. S'il est taclé neuf fois, il demandera encore le ballon pour essayer de vous passer la dixième fois. Il m'a surpris depuis Noël et a prouvé à tout le monde qu'il pouvait devenir un joueur de classe mondiale". Le match a déjà commencé...

# Posté le vendredi 03 septembre 2004 11:47

article 7

article 7
Cristiano le 2ème plus jeune joueur de l’euro


Si cela ne le consolera pas de la défaite de son équipe contre la Grèce, Cristiano Ronaldo, en marquant le seul but portugais de ce match d'ouverture, est devenu le deuxième plus jeune buteur de l'histoire de l'Euro. A 19 ans, quatre mois et sept jours, le Mancunien est devancé par le Yougoslave Dragan Stojkovic qui avait marqué un but contre la France lors de l'Euro 1984 alors qu'il avait 19 ans, trois mois et seize jours.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 03 septembre 2004 11:50

article 8

article 8
Cristiano Ronaldo, diamant du Portugal

10.06.2004

A la recherche de la nouvelle star du football européen ? Ne cherchez plus. Il y a de fortes chances que, sous le soleil de son pays natal, un jeune Portugais fasse l'unanimité d'ici quelques jours.

Agé de seulement 19 ans, Cristiano Ronaldo est en train de se tailler une réputation de petit génie. "Il a de la magie dans chaque pied !", dit de lui Eusebio, idole du football portugais. L'attaquant ridiculise chaque week-end, ou presque, sur les pelouses anglaises, ses adversaires directs par ses dribbles venus d'ailleurs. Avec le numéro 7 dans le dos, celui que portaient avant lui les monstres sacrés de Manchester United comme George Best, Eric Cantona ou David Beckham, le Portugais est rapidement devenu l'une des attractions du championnat d'Angleterre.

Né à Funchal, sur l'île de Madère, formé au Sporting Lisbonne, débutant en équipe première à 17 ans grâce au Roumain Laszlo Bölöni, aujourd'hui entraîneur du Stade rennais. Cristiano Ronaldo tape dans l'œil d'Alex Ferguson qui l'engage à Manchester United pendant l'été 2003 pour 17 millions d'euros, une somme record pour un aussi jeune joueur. "Signer dans un club aussi prestigieux, c'est aussi excitant que de sortir avec Angelina Jolie !", déclare à l'époque le play-boy (1,84 m, 75 kg) qui fait des ravages dans le cœur des jeunes Anglaises et qui s'est également mis à dos quelques joueurs très mécontents d'être ridiculisés par ce jeune "chambreur" au style de jeu spectaculaire.

Luiz Felipe Scolari, le sélectionneur brésilien du Portugal, n'a pas hésité longtemps avant de lui faire confiance. Et deux ans après avoir remporté le Mondial grâce à Ronaldo, Scolari espère remporter l'Euro grâce à un autre Ronaldo.

Alain Constant – « Le monde »

# Posté le vendredi 03 septembre 2004 11:51